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Triathlon : Rencontre avec Erwin Vanderplancke

Ses efforts et sacrifices ne sont pas proportionnels à la notoriété qui lui est accordée. Erwin Vanderplancke n’est pas un expert, mais un athlète complet.  SWIM – BIKE – RUN sont les 3 items qui rythment ses journées depuis pas mal de temps sur le Domaine Provincial de Wégimont où tous les éléments sont réunis pour qu’il s’entraîne correctement.  Sa spécialité n’est pas le triathlon sous sa forme la plus populaire (longue distance), mais plutôt dans ses versions intenses: le sprint et la distance olympique. Nous avons décidé de mettre en lumière un de ceux qui porteront peut-être haut les couleurs de notre province aux prochains Jeux Olympique de Tokyo.  Focus sur 2020.

Avant de pratiquer le triathlon, Erwin Vanderplancke évoluait au sein d’un tout autre univers, celui du football, cependant celui-ci l’a vite lassé. Il a donc commencé à penser à changer d’orientation, il aimait le vélo et la course à pied, mais le déclic s’est fait attendre.

« Un jour, j’ai fait la rencontre d’Hervé Maurissen qui m’a transmis sa passion du triathlon en me poussant à essayer »

Erwin, peux-tu résumer ton début de carrière en quelques mots?

En 2009, au bout d’un an d’efforts et de sacrifices, je réalise mon premier podium au championnat de Belgique (2ème), cette performance m’a évidement conforté dans l’idée de continuer ce sport qui me passionnait de plus en plus.
Après les championnats de Belgique, j’intègre l’équipe nationale de triathlon et je ne tarde pas à participer à des coupes d’Europe Juniors alors que je n’avais pas l’âge requis, cette intégration prématurée m’a permis de faire le plein d’expérience!
Durant toutes mes compétitions Junior, je réalise 3 podiums sur coupe d’Europe (2x 2ème, 1x 3ème), une septième place au championnat d’Europe de duathlon, je me classe également 10ème au championnat du monde de duathlon et 19ème au championnat d’Europe de triathlon.
En 2015, j’intègre les courses élite étant U23 (catégorie moins de 23 ans), à ce jour j’ai réalisé 3 tops 5 sur coupe continentale et un top 10 sur Coupe du monde!
Toutes les courses auxquelles je prends part m’apportent de l’expérience et me propulsent vers mon plus gros objectif à savoir la qualification pour les Jeux Olympiques de 2020!

Peux-tu revenir rapidement sur ta saison passée? Tes joies, tes peines?
Tout au long de l’année les résultats étaient mitigés… D’un top 10 sur coupe du monde Elite à une contre performance au championnat du monde U23 en faisant 36ème. J’ai eu une énorme frustration au cours de l’année. Je me sentais dans une forme olympique, jusqu’à ce que je chute à vélo à l’entraînement, une semaine avant les championnats d’europe U23 (fracture du coude). Ce sera ma plus grande peine. Après, la saison fût bonne avec 3 top 4 sur Coupe continentale et une 24ème place en WTS (World Triathlon Séries).

Quels sont les objectifs fixés pour cette année? As-tu changé quelque-chose dans ton approche d’objectif par rapport au passé? Si oui, pourquoi ? Quels sont les choses que tu mets en place avec ton coach pour le moment?
L’objectif premier est de cumuler le plus de points olympiques afin de me qualifier pour les Jeux, prester correctement sur coupe du monde et WTS et bien sûr finir en beauté dans ma catégorie U23 en terminant dans le Top 10 mondial. Le grand changement de cette année est d’avoir pu m’entraîner à l’étranger tout l’hiver où j’ai pu faire de gros volumes d’entraînement. En Belgique cela n’aurait pas été possible.
Avec mon coach, Cédric Brennenraedts, nous planifions cette année, des stages en altitude, un gros changement par rapport au passé.

Y-a-t’il pour toi, un manque d’intérêt du public, des médias, des autorités pour ce sport pourtant beau et compliqué à la fois. As-tu une piste pour promouvoir celui-ci auprès des jeunes?
Il est vrai qu’au niveau médiatique et intérêt public, ce n’est pas la joie. Mais le triathlon ne fait que progresser dans tout cela et il n’est pas impossible que cela prenne une ampleur plus importante dans le futur, du moins je l’espère. Débuter des campagnes et lancer pourquoi pas des aquathlons ou duathlons dans les programmes d’éducation physique en école secondaire ou encore organiser plus de courses pour les jeunes, serait déjà un bon départ.

Les J-O? Un rêve?
Plus qu’un rêve et bien plus proche que jamais!  Mais bon, l’objectif global des JO n’est pas de se qualifier, mais d’‘y faire quelque chose de bien. Ce serait une course comme une autre sinon.

5 mots qui te viennent à l’esprit pour un jeune qui voudrait débuter?
Envie – Passion – Amusement – Surpassement – Persévérance.

 

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