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Le vol Leicester-Charleroi était plus lourd qu’à l’aller. La délégation Belge, où figurait de nombreux Liégeois, est revenue avec neuf médailles d’Angleterre, dont trois pour la Cité Ardente. Médailles… pas volées.

La Morningside Arena, en périphérie nord de Leicester, a bien réussi à nos athlètes de Karaté style Wado toutes fédérations confondues. Alors que le Japon trustait 40 podiums, la Belgique a terminé 7ème aux nombres de trophées. Un réel et gros exploit.

Les médaillés Liégeois font tous parti de la même famille. L’argent pour Amel Bougrine et le bronze pour Nesrine et son frère Anouar Bougrine. Des performances méritées car, comme beaucoup de délégations, les Belges ne furent guère gâtés par l’arbitrage lors de la journée des qualifications. Les arbitres se son repris lors de la seconde journée. C’est le gros point noir d’une épreuve bien organisée. Jean-Paul Tornatore, l’entraîneur Visétois, revient avec sa première médaille d’or comme coach, grâce à la victoire du Bruxellois Rayane Deghali: « On peut être fier des résultats car le niveau était vraiment très relevé avec de belles découvertes d’athlètes en Kumité et le Japon survolant le Kata. De plus, nous avons fait preuve d’une belle unité. »

C’est d’ailleurs en Kumité (combat) que la moisson des tricolores se réalisa, puisqu’une seule médaille d’argent tomba dans l’escarcelle de nos compétiteurs grâce à la prometteuse Marie Millet de Louvain en Kata (figures). La jeune flamande empocha aussi une médaille du même métal en Kumité. Les frères Bruxellois Deghali firent aussi parler leur gros talent. L’aîné Walid décrocha le bronze et son cadet, Rayane, l’or ! Beau tournoi aussi pour le Montois Mathieu Carlier finaliste de sa catégorie, revenant avec l’argent. Médaille de bronze pour le tout jeune Gianluca Trapatano, également de Mons. Fortunes diverses enfin pour les autres Liégeois : Ugo Degiorgi, Luca Deprince, Yoan Sanna, Steve Degraeve, les jumelles Laurane et Bénédicte Deckers et leur frère Quantin, avec les coachs Thomas Warnotte et Vincent Libertiaux alors que le « vétéran » Eric Warnotte, passa à deux doigts d’un podium.

A COTE DES TATAMIS

> Alarme. A deux doigts de la panique et un début de mouvement de foule… avec une alarme résonnant dans la salle. Heureusement, il s’agissait d’une fausse alerte. Stress garanti.

> Presse. Le Karaté est un milieu particulier avec de belles valeurs et des codes d’honneur. Pas assez médiatisé selon les pratiquants, il faut dire qu’à quelques exceptions près comme l’accueil de la délégation Belge, le Karaté International ne fait pas beaucoup d’effort pour concerner la presse. Rien de prévu sur place et circulation très limitée dans la salle !

> Steward de fer. On ne rigole pas avec l’ordre dans ce genre de championnat. Belle organisation sur le plan sportif, mais trop peu de sourire et de logique dans la gestion des tribunes avec une application des règles à deux vitesses.

> Accueil super. Par contre superbe accueil des délégations avec souvenirs et médaille du championnat pour tous les athlètes et les accompagnants. Là, on dit bravo !

> Soirée. Le dernier jour une soirée d’adieu a réuni toutes les délégations. Ambiance concert avec orchestre puis DJ. C’est là, la nuit, qu’on découvre les athlètes sous un autre jour. Ainsi ces Japonais hyper concentrés lors des compétitions, mais ensuite complètement déchaînés et animant, après les tatamis, la soirée sur la piste… jusque 11 heures, moment du rappel par le responsable de la délégation. Et hop, tous partis en une fraction de seconde obéissant instantanément ! Le yin et le yang…

> Arbitrage. Le karaté c’est un peu comme l’Eurovision, les voisins (Angleterre, Ecosse, Irlande) ont été, disons, « assez protégé. » La première journée fut assez incroyable avec des décisions privilégiant ces nations au détriment d’autres pays dont la Belgique, mais pas seulement. Ne jouons pas les Calimeros, nous avons vu plusieurs fois des coaches d’autres pays (Roumanie, Hongrie, Portugal) faire la moue.

> Ambiance. La famille Belgique fut très soudée sur le terrain, mais aussi en dehors lors de ce championnat. Nous avons découvert de belles personnes.

> Le fils a coaché le père. Thomas Warnotte a eu cet honneur, coachant son papa Eric. Tous deux représentaient le club ATAMI Visé.

> Absents. Des absences de marque avec la France, semble-t-il déçue de ne pas avoir eu la charge de l’organisation dans l’hexagone, ou encore la Russie. On espère voir ces pays à Dublin pour l’Euro Cup.

> Irlande. La Belgique se rendra en Irlande du sud, à Dublin du 22 au 25 novembre 2018 (compétition le 24) pour les Championnats d’Europe cette fois.

> Sélection. On connait déjà une partie de la sélection, soit les huit athlètes de la « Karate Tornatore Academy » : Maxime Pilawski, Sascha Bricteux, Julien Endrizzi, Jules Heynen, Matteo Sanna, Justin Braet, Yoan Sanna et David Simonis.

Le club organisera d’ailleurs, le samedi 10 novembre dès 18 heures, une soirée Irlandaise « Irish Karaté Party » pour aider les athlètes à financer leur déplacement. Au programme : démonstration des sections 4-7 ans, 8-11 ans et plus de onze ans. Confections de spécialités Irlandaises.

> Culture. Leicester, ville typiquement British ou se vit une multiculturalité parfois communautarisée et ou la burka croise la très courte mini-jupe, les restaurants Turques ou Indiens, les chaînes de fast-food, mais aussi le luxe et la pauvreté de la rue, le tout dans une atmosphère décalée.

> Football. Leicester c’est la ville surprise du foot Britannique. Le 2 mai 2016 The Foxes devenaient champion d’Angleterre de Premier League.

> Célébrités. Leicester c’est la ville de Gary Winston Lineker, né le 30 novembre 1960 dans cette ville du Midlands de l’Est, footballeur qui jouait au poste d’avant-centre… mais aussi de Mark Hawley le coach de Ninane Basket et ex-joueur de Liège Basket !